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Noms de domaine
Renault, il y a quelques mois de cela, avait créé le site www.renault-ze.com (ze pour zéro émission). Ce site présentait « son » concept de véhicules électriques pour tous et déclinait la gamme de 4 véhicules à venir. Le 21 Novembre dernier, une association écologiste décide de prendre le nom de domaine renault-ze.fr resté libre, renault n’ayant pas acheté l’extension .fr. Le nom de domaine est utilisé pour reprendre alors une bonne partie de la charte du site de Renault-ze mais le contenu y est totalement différent…C’est une attaque en règle de Renault qui est taxé de faire ni plus ni moins que du « greeen washing » ou écoblanchiment quand on aime la langue française
Même si une action juridique de Renault contre cette association écologiste reste probable, elle ne sera pas forcément rapide et nous ne reviendrons pas à une situation stable avant un bon moment. De plus, le site « indélicat » s’est très vite positionné en troisième position sur la requête « renault ze » car il a des backlinks assez puissants (associations ecologistes avec leurs blogs, certains institutionnels qui relayaient l’info) et pour d’autres raisons dont je parlerai plus tard sur un autre billet. Le problème soulevé ici est celui du périmètre de sécurisation des noms de domaines : 2 types de stratégies aux antipodes existent dans ce domaine : 1) Avoir un périmètre de sécurisation « light », c’est à dire n’acheter la plupart du temps que les noms de domaines pour certaines extensions. On achète évidemment les noms de domaine ultra-stratégiques (marques) dans les nombreuses extensions existantes mais pour le reste (produits, évènements, concepts,…) on ne le fait pas forcément. Cette stratégie permet d’avoir un budget d’achat de noms de domaine assez restreint. On peut par exemple se servir des sous-domaines qui ne coûtent rien une fois le domaine principal acheté. Cette stratégie présente des avantages budgétaires indéniables et permet de dresser une politique de noms de domaine claire. Mais cela laisse évidemment le champ libre au cybersquattage et à une utilisation parfois diffamante de l’entreprise… 2) Avoir un périmètre de sécurisation très large…c’est à dire défendre ses marques, ses produits, ses concepts,…. dans toutes les extensions possibles (CTLD et GTLD) et dans toutes les variantes possibles. Le budget consacré peut alors vite exploser.Entre ces deux stratégies opposées, les entreprises, en fonction du budget alloué aux noms de domaine, peuvent adopter des stratégies mixtes. Ces stratégies mixtes permettent de ne choisir que certains noms que l’on considère comme stratégiques pour l’entreprise (en dehors des marques ….incontournables). Et dans ce cas, acheter ces noms dans la plupart des extensions existantes. Parfois, dépenser judicieusement permet d’éviter des procédures de récupération des noms de domaines coûteuses ou comme dans notre exemple une procédure pour diffamation au regard des quelques dizaines d’euros de l’achat initial du nom de domaine.